jayi akham inigh, jayi akham arigh(Laisse moi dire et sur toi, Laisse moi écrire sur toi)
lala buya
Mara mothégh a yéma (si je meurs maman...)
c'est qui Chokri ?
Choukri a été mis au monde en 1971 au coeur d'un village Amazigh du nom de Ikashouan au nord du Maroc, par une femme qui aura toujours une grande et précieuse importance dans sa vie. Comme il était de coutume dans la tradition Amazighe en ce temps-là et de nos jours encore, la naissance de Choukri fut célébrée par Izran. Ce sont des chants venant du coeur, versés dans une poésie de rimes. Izran sont un moyen d'atténuer les souffrances de la vie mais aussi un moyen d'accueillir cette dernière avec un large sourire.
Les hymnes nationaux constituaient, dans la jeunesse de Choukri, le moteur vrombissant sur lequel il voyagerait vers des destinations inconnues. Il commença, dès son plus jeune âge, à développer un intérêt concernant Izran qui étaient chantés en accompagnement de percussions dans son village durant les festivités, ce qui est encore le cas aujourd'hui. Il se laissa bercer par ces chants traditionnels et ce style de musique qui ont eu un grand impact dans l'évolution de sa propre musique. Il expérimenta Izran, dès son plus jeune âge, avec une guitare de nylon qu'il avait lui-même fabriqué.
Vers la fin des années soixante-dix, à l'âge de 9 ans, il déménagea avec ses parents à Al-hoceima. Pour la première fois de sa vie, il eut l'opportunité à l'âge de 10 ans, de contempler deux vraies guitares. Ces guitares étaient mises en vente dans un petit magasin d'instruments de musique à Al-hoceima, d'ailleurs le seul magasin d'instruments de musique présent à cette époque dans cette ville. Il se souvient encore, comme si c'était hier, de ces deux guitares, une petite et une grande, étalées devant la vitrine, qui resteront à jamais gravées dans sa mémoire.
Profondondément touché par le symbolisme de la musique, qui se révéla à lui perceptiblement, Choukri développa en lui une faim pour la musique encore plus intense. Il ne se passait pas une journée sans que Choukri n'allait jeter un oeil émerveillé devant les vitrines du magasin pour admirer ces fameuses guitares. Il était tombé sous le charme de la petite guitare dès le debut et il se laissait emporter dans une mer de rêves où il etait en possession de ce magnifique instrument avec lequel il jouait. Six ans plus tard, après avoir fermement économisé, il pu s'acheter la guitare avec laquelle il se sentait en phase avec son âme. Son rêve se realisait enfin. Maintenant qu'il était en possession d'une guitare, il pouvait se joindre au reste des musiciens. Il obtint tout l'espace nécessaire, au milieu des musiciens de la ville de Al-Hoceima, pour découvrir et par la suite développer son talent musical.
Il commenca par composer des chansons de protestation ainsi que des chansons exprimant le lourd fardeau de la vie d'un Amazigh. Le manque d'intérêt dont son peuple souffrait ainsi que leur désir de liberté et d'égalité de traitement dans les droits de l'homme ont été les principaux thèmes abordés dans ses compositions musicales. Des discordes en ce qui concerne la répression politique et la discrimination économique de son peuple l'ont obligé à manifester son mécontentement.
L'année 1990 lui donna l'opportunité de fuir la dure réalité marocaine pour les Pays-Bas. A son arrivée aux Pays-Bas, il prit contact avec différents artistes de différentes cultures. L'union culturelle de différents musiciens ethniques mena à une coopération fertile dans le domaine de la musique. Comme il le décrit si bien lui-même : "La musique est pour moi une source de solidarité et d'une infinie harmonie. La musique est une forme expressive unique de la réalité quotidienne. L'expression musicale n'a et ne connait pas de limites ethniques ou de frontières pour moi. Il y a dans la musique une force cachée qui rapproche les gens et les nations les uns des autres”.
Ses considérations internes sont en grande partie greffées sur la maternité, aussi bien dans ses contextes littéraux que métaphoriques. Il a essayé, avec application, effort et réflexion intérieure, d'incorporer ces chants dans sa présentation musicale. Dans sa quête permanente de chansons avec plus de profondeur, Choukri réussit à toucher un grand nombre d'écrivains qu'il estime et respecte pour leur talent littéraire. Les écrivains avec lesquels il collaborait se donnaient à fond dans leur travail. Dans leurs poésies, il identifia une passion poétique et un admirable sens esthétique de la réalité ainsi que du pouvoir de l'imagination. Comme il le formule lui-même : ”La poésie est l'art qui met la réalité dans des mots et la musique lui donne la voix. La musique est une manifestation de sentiments”. En élargissant son regard, il espère donner encore plus de profondeur à sa musique. Son inspiration s'emprunte de la vie quotidienne.
1er Album: "Mara Mmutegh a Yemma" - "Si je meurs ma mère"
Choukri commença l'enregistrement de son premier répertoire en 2000. Choukri sort ce melancolique album, 'Mara Mmutegh a Yemma' fin 2003. Avec son style propre à lui, Choukri confirme son nom dans la musique du monde Amazigh. “La redécouverte de la musique traditionnelle et de mon absorption en elle m'ont donné des idées novatrices qui ont abouti à une autre forme de développement de la musique Amazighe. Le rapport entre la musique traditionnelle et contemporaine a provoqué en moi, des idées progressives et novatrices. Ma passion pour la musique continue toujours à prendre de l'ampleur dans ma vie.”
lala buya
Mara mothégh a yéma (si je meurs maman...)
c'est qui Chokri ?
Choukri a été mis au monde en 1971 au coeur d'un village Amazigh du nom de Ikashouan au nord du Maroc, par une femme qui aura toujours une grande et précieuse importance dans sa vie. Comme il était de coutume dans la tradition Amazighe en ce temps-là et de nos jours encore, la naissance de Choukri fut célébrée par Izran. Ce sont des chants venant du coeur, versés dans une poésie de rimes. Izran sont un moyen d'atténuer les souffrances de la vie mais aussi un moyen d'accueillir cette dernière avec un large sourire.
Les hymnes nationaux constituaient, dans la jeunesse de Choukri, le moteur vrombissant sur lequel il voyagerait vers des destinations inconnues. Il commença, dès son plus jeune âge, à développer un intérêt concernant Izran qui étaient chantés en accompagnement de percussions dans son village durant les festivités, ce qui est encore le cas aujourd'hui. Il se laissa bercer par ces chants traditionnels et ce style de musique qui ont eu un grand impact dans l'évolution de sa propre musique. Il expérimenta Izran, dès son plus jeune âge, avec une guitare de nylon qu'il avait lui-même fabriqué.
Vers la fin des années soixante-dix, à l'âge de 9 ans, il déménagea avec ses parents à Al-hoceima. Pour la première fois de sa vie, il eut l'opportunité à l'âge de 10 ans, de contempler deux vraies guitares. Ces guitares étaient mises en vente dans un petit magasin d'instruments de musique à Al-hoceima, d'ailleurs le seul magasin d'instruments de musique présent à cette époque dans cette ville. Il se souvient encore, comme si c'était hier, de ces deux guitares, une petite et une grande, étalées devant la vitrine, qui resteront à jamais gravées dans sa mémoire.
Profondondément touché par le symbolisme de la musique, qui se révéla à lui perceptiblement, Choukri développa en lui une faim pour la musique encore plus intense. Il ne se passait pas une journée sans que Choukri n'allait jeter un oeil émerveillé devant les vitrines du magasin pour admirer ces fameuses guitares. Il était tombé sous le charme de la petite guitare dès le debut et il se laissait emporter dans une mer de rêves où il etait en possession de ce magnifique instrument avec lequel il jouait. Six ans plus tard, après avoir fermement économisé, il pu s'acheter la guitare avec laquelle il se sentait en phase avec son âme. Son rêve se realisait enfin. Maintenant qu'il était en possession d'une guitare, il pouvait se joindre au reste des musiciens. Il obtint tout l'espace nécessaire, au milieu des musiciens de la ville de Al-Hoceima, pour découvrir et par la suite développer son talent musical.
Il commenca par composer des chansons de protestation ainsi que des chansons exprimant le lourd fardeau de la vie d'un Amazigh. Le manque d'intérêt dont son peuple souffrait ainsi que leur désir de liberté et d'égalité de traitement dans les droits de l'homme ont été les principaux thèmes abordés dans ses compositions musicales. Des discordes en ce qui concerne la répression politique et la discrimination économique de son peuple l'ont obligé à manifester son mécontentement.
L'année 1990 lui donna l'opportunité de fuir la dure réalité marocaine pour les Pays-Bas. A son arrivée aux Pays-Bas, il prit contact avec différents artistes de différentes cultures. L'union culturelle de différents musiciens ethniques mena à une coopération fertile dans le domaine de la musique. Comme il le décrit si bien lui-même : "La musique est pour moi une source de solidarité et d'une infinie harmonie. La musique est une forme expressive unique de la réalité quotidienne. L'expression musicale n'a et ne connait pas de limites ethniques ou de frontières pour moi. Il y a dans la musique une force cachée qui rapproche les gens et les nations les uns des autres”.
Ses considérations internes sont en grande partie greffées sur la maternité, aussi bien dans ses contextes littéraux que métaphoriques. Il a essayé, avec application, effort et réflexion intérieure, d'incorporer ces chants dans sa présentation musicale. Dans sa quête permanente de chansons avec plus de profondeur, Choukri réussit à toucher un grand nombre d'écrivains qu'il estime et respecte pour leur talent littéraire. Les écrivains avec lesquels il collaborait se donnaient à fond dans leur travail. Dans leurs poésies, il identifia une passion poétique et un admirable sens esthétique de la réalité ainsi que du pouvoir de l'imagination. Comme il le formule lui-même : ”La poésie est l'art qui met la réalité dans des mots et la musique lui donne la voix. La musique est une manifestation de sentiments”. En élargissant son regard, il espère donner encore plus de profondeur à sa musique. Son inspiration s'emprunte de la vie quotidienne.
1er Album: "Mara Mmutegh a Yemma" - "Si je meurs ma mère"
Choukri commença l'enregistrement de son premier répertoire en 2000. Choukri sort ce melancolique album, 'Mara Mmutegh a Yemma' fin 2003. Avec son style propre à lui, Choukri confirme son nom dans la musique du monde Amazigh. “La redécouverte de la musique traditionnelle et de mon absorption en elle m'ont donné des idées novatrices qui ont abouti à une autre forme de développement de la musique Amazighe. Le rapport entre la musique traditionnelle et contemporaine a provoqué en moi, des idées progressives et novatrices. Ma passion pour la musique continue toujours à prendre de l'ampleur dans ma vie.”
Si je meurs ma mère, creuse ma tombe dans la cour
Enterres-y mon corps duquel mon âme a déjà disparu
Tu iras voir les lavandières, tu leur diras : "mon fils est mort si jeune
Il n'eût le temps de jouir de la vie autrement que comme une sanction"
Accablé de soucis, je n'ai pu voir la vérité
J'endurais des souffrances inguérissables
Rassemble ces souffrances avec des youyous, rassemble-les pour la pleine-lune
Chante-les comme une énigme, a-t-elle une réponse ?
Fais de moi la solution des mille et une questions
Raconte-la comme un conte de fée qui écourte les journées
Dis à celui qui attend qu'il n'y a plus d'espoir
Ecris mon histoire sur le chemin de celui qui s'est égaré
Afin qu'il puisse voir plus clair dans cet égarement
La bougie s'éteint, elle devient cendre
Elle me regarde fixement, pense à moi, entends mes mots
La bougie s'éteint et moi on me tue
Dis-moi qui cache ce que je recherche
Comment trouver dans la tombe ce que la vie ne peut montrer ?
Enterres-y mon corps duquel mon âme a déjà disparu
Tu iras voir les lavandières, tu leur diras : "mon fils est mort si jeune
Il n'eût le temps de jouir de la vie autrement que comme une sanction"
Accablé de soucis, je n'ai pu voir la vérité
J'endurais des souffrances inguérissables
Rassemble ces souffrances avec des youyous, rassemble-les pour la pleine-lune
Chante-les comme une énigme, a-t-elle une réponse ?
Fais de moi la solution des mille et une questions
Raconte-la comme un conte de fée qui écourte les journées
Dis à celui qui attend qu'il n'y a plus d'espoir
Ecris mon histoire sur le chemin de celui qui s'est égaré
Afin qu'il puisse voir plus clair dans cet égarement
La bougie s'éteint, elle devient cendre
Elle me regarde fixement, pense à moi, entends mes mots
La bougie s'éteint et moi on me tue
Dis-moi qui cache ce que je recherche
Comment trouver dans la tombe ce que la vie ne peut montrer ?
Dans mes rêves, Buya est une colombe qui se perd en venant vers moi
Elle m'a apporté une lettre venant d'aïeux lointains
Son inquiétude pour demain fait que je nage dans ses larmes
Elle me cria son message d'une voix claire,
Elle me dit : « Oublie les tourments, ô âme emprisonnée
Cherche au fond de toi-même qui t'a tant humilié »
Qui émiette tes jours comme du vieux pain ?
Comment pourrais-je encore voir une différence entre toi et les morts ?
Redeviens une orchidée, elle si fragile
« Ô Buya », criais-je, « quand on vous a brûlé vivante
Je suis resté derrière comme une vérité pendue
On m'a transformé en question tournant en rond comme un fou
Ô ma reine, votre nom vivra toujours
Dans mon esprit, je vous ai donné une place permanente
Dans mon c½ur, vos racines pousseront
Ô ma reine, vous avez fait de moi une source assoiffée
J'ai la nostalgie de vos chansons qui enrage mes envies
La façon dont on a déformé votre stature me fait mal au c½ur »
Elle m'a apporté une lettre venant d'aïeux lointains
Son inquiétude pour demain fait que je nage dans ses larmes
Elle me cria son message d'une voix claire,
Elle me dit : « Oublie les tourments, ô âme emprisonnée
Cherche au fond de toi-même qui t'a tant humilié »
Qui émiette tes jours comme du vieux pain ?
Comment pourrais-je encore voir une différence entre toi et les morts ?
Redeviens une orchidée, elle si fragile
« Ô Buya », criais-je, « quand on vous a brûlé vivante
Je suis resté derrière comme une vérité pendue
On m'a transformé en question tournant en rond comme un fou
Ô ma reine, votre nom vivra toujours
Dans mon esprit, je vous ai donné une place permanente
Dans mon c½ur, vos racines pousseront
Ô ma reine, vous avez fait de moi une source assoiffée
J'ai la nostalgie de vos chansons qui enrage mes envies
La façon dont on a déformé votre stature me fait mal au c½ur »
Dis moi la vie, d'où viennent ces étouffements ?
Je ne vois rien, je n'entends rien, cela vient-il de toi ou des gens ?
On nous désavantage jusqu'à la vie après la mort
Ma patience est à bout, je ne trouve de remède nul part
Je suis un Africain, je suis un Africain
Aussi bien moi qu'un turc, aussi bien moi qu'un néerlandais
On naît de la terre, de cette même terre nous trouverons notre tombe
Blanc ou noir, nous sommes tous des frères
Il ne s'agit pas de couleur de peau, mais de c½ur
Je suis un Africain, je suis un Africain
Pénible regard venant d'au-dessus
Changer un courant ou une planète
Ne serait-ce pas beau ? Ne serait-ce pas formidable ?
Faire lever le soleil au moment désiré
Je suis un Africain, je suis un Africain
Je ne vois rien, je n'entends rien, cela vient-il de toi ou des gens ?
On nous désavantage jusqu'à la vie après la mort
Ma patience est à bout, je ne trouve de remède nul part
Je suis un Africain, je suis un Africain
Aussi bien moi qu'un turc, aussi bien moi qu'un néerlandais
On naît de la terre, de cette même terre nous trouverons notre tombe
Blanc ou noir, nous sommes tous des frères
Il ne s'agit pas de couleur de peau, mais de c½ur
Je suis un Africain, je suis un Africain
Pénible regard venant d'au-dessus
Changer un courant ou une planète
Ne serait-ce pas beau ? Ne serait-ce pas formidable ?
Faire lever le soleil au moment désiré
Je suis un Africain, je suis un Africain
